En marche depuis des années le populisme souverainisme a profité de la crise du Covid 19 pour se propager dans la société.

Faute de trouver un remède d'ici 2022, sa victoire est possible pour ne pas dire probable.

SORTIE
23 Octobre
2020

Couverture Ils veulent tuer la démocratie de Eric Decouty - Impacts Editions

En 2017, l’ensemble des votes populistes a frôlé la barre des 50%. A priori entre le populisme de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon, il y avait peu de passerelles… Mais, aujourd’hui, entre les deux forces populistes, les différences sont devenues marginales. 60% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon seraient prêts à voter pour Marine Le Pen au second tour si elle était face à Macron, annonçait un sondage au printemps 2019. Cela ne vaut pas élection mais traduit une tendance. Lourde, inquiétante.

Le macronisme n’a pas faite barrage au populisme, pire il l’a nourri : par son incapacité à réduire les inégalités qui minent notre société, par sa verticalité, par son refus des corps intermédiaires.

N’ayons pas de fausses pudeurs : les populismes menacent notre démocratie.

Le possible rassemblement populiste.

En 2017, l’ensemble des candidats populistes représentaient près de 50% des suffrages. Ils peuvent être majoritaires en 2022 d’autant qu’entre le populisme de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon les convergences n’ont n’ont jamais semblé aussi fortes.

L’affrontement plutôt que la démocratie.

Les populistes de gauche ou de droite flattent la suprématie du « peuple » contre tous les autres, politiques, journalistes, etc, jusqu’à leur destruction.

Le culte du chef.

Les populistes prônent la relation directe entre le « peuple » et son chef en dehors de tout intermédiaire, c’est à dire un pouvoir fort, autoritaire, personnel… Il est logique que les hérauts des populistes soient Poutine, Orban, Chavez…

Le repli identitaire.

Les populistes sont souverainistes, veulent le rétablissement des frontières, la sortie de l’Europe, l’arrêt de l’immigration. Le retour du nationalisme des années sombres.

De la haine à la violence.

La haine des « autres », des institutions, de la démocratie est le moteur du populisme. Les réseaux sociaux sont le véhicule. La violence en est la conséquence logique.

Emmanuel Macron premier responsable.

Il a usé des arguments populistes pour remporter l’élection de 2017 mais il s’est révélé ensuite incapable de faire barrage à la vague populiste. Sa défaite sera-t-elle celle de la démocratie et de nos libertés ?

L’auteur

Eric Decouty

Eric Decouty

Eric Decouty, ancien directeur délégué de Marianne et ancien directeur adjoint de la rédaction de Libération.

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Couverture Ils veulent tuer la démocratie de Eric Decouty - Impacts Editions
Date de sortie : 23 octobre 2020
Format : 13 x 19 cm
140 pages
Prix public : 14€ TTC
Couverture : Quadri pelliculée recto. - Dos carré collé
ISBN : 978-2-491609-03-0
EAN : 9782491609030

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